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PRAXIS

7 Novembre - 20 Décembre 2014

Coraline De Chiara / Célia Nkala / Giuliana Zefferi

Giuliana Zefferi - Les sculptures peuvent-elles danser ? 2011-2014
Bois contreplaqué
Giuliana Zefferi - Les sculptures peuvent-elles danser ? 2011-2014 Bois contreplaqué


Vue de l’exposition - A gauche : Coraline De chiara - Proustite, 2014
Vue de l’exposition - A gauche : Coraline De chiara - Proustite, 2014


Célia Nkala - Praxis, 2014<br>Cristal de roche, cire, résine, 30 x 20 cm
Célia Nkala - Praxis, 2014
Cristal de roche, cire, résine, 30 x 20 cm


Vue de l’exposition
Vue de l’exposition


Giuliana Zefferi - Masque en papier
Giuliana Zefferi - Masque en papier


Vue de l’exposition - A droite : Coraline De Chiara - 21/09
Techniques mixtes, 2014
Vue de l’exposition - A droite : Coraline De Chiara - 21/09 Techniques mixtes, 2014


Giuliana Zefferi – Parallélépipède / Les sculptures peuvent-elles danser ? 2011-2014
Giuliana Zefferi – Parallélépipède / Les sculptures peuvent-elles danser ? 2011-2014


Coraline De Chiara - Malachite (Pseudomorphose d'azurite), 2014
Huile sur toile, 116 x 89 cm
Coraline De Chiara - Malachite (Pseudomorphose d'azurite), 2014 Huile sur toile, 116 x 89 cm





A travers une sélection de peintures, de collages et de sculptures, l’exposition Praxis invite à appréhender l’œuvre par sa matérialité, sa réalité tangible, ainsi que par la pratique dont elle procède, soit la somme des gestes ayant porté sa réalisation et précédé son statut. Au-delà de toute théorie, c’est de plasticité et de mouvement dont il est question. Les recherches liées à l’échelle, à la production et à la reproduction, à l’équilibre et à la présentation sont autant d’équations contenues dont l’artiste fait l’expérience et que l’exposition se propose de révéler. Chez Coraline de Chiara, la maîtrise technique se mêle à la recherche, à l’ébauche et à l’accident. Le support et ses aspérités, les lignes de construction, les outils liés à l’exécution (papier calque et scotch) contribuent tant à la production de l’œuvre qu’à son esthétique. L’artiste propose une série d’œuvres sur toile et sur papier, et choisit l’élément minéral brut comme référent. La qualité des minéraux (transparence, dureté, géométrie accidentée) ici reproduite, dialogue avec les éléments ajoutés, réels ou en trompe-l’œil. Associations analogiques ou assemblages d’ordre pratique, pour Coraline de Chiara, le savoir-faire se juxtapose au trivial. Cette combinaison n’a alors d’autre objectif que de maintenir l’équilibre d’une composition et d’ancrer l’œuvre dans la réalité. S'appuyant sur de réels minéraux, le geste de Célia Nkala relève tant de la sculpture que de l’appropriation. Le cristal de roche, choisi pour ses qualités vibratoires puis rompu, retrouve sa densité grâce à un amalgame de cire et de résine. L’inclusion de roche, sa taille chaotique, son assemblage et sa prolongation sont autant d’expériences dont l’unique but et l’unique effet serait de sonder les propriétés réelles ou supposées de la matière, ses inflexions. Les formes qui en résultent, entre figures chimériques et volumes constructivistes, exploitent les irrégularités liées à l’élément naturel autant que celles ayant trait au geste. Le geste, le mouvement de l’artiste pourrait se transférer à l’œuvre tel que semble l’indiquer le titre des pièces proposées par Giuliana Zefferi : « Les sculptures peuvent-elles danser ? ». En prise directe avec l’espace, une série de volumes modulables, sortes de masses architecturales, font alors l’expérience de l’équilibre dans un mouvement qui procède simultanément de la déconstruction et de la construction, jusqu'à questionner l’architecture même du lieu et son ordre habituel. A la précarité des matériaux s’ajoute l’instabilité d’une composition. La mobilité de ces formes élémentaires imprime le mouvement qui accompagne tout acte de création, où la variable et l’inachevé ouvrent l’infini des possibles. A la fois sculptures et composantes d’une sculpture, les œuvres de Giuliana Zefferi rendent compte, non sans humour, d’une pratique capable de s’interroger sur elle-même. Énonçant leurs problématiques structurelles, les œuvres présentées gardent en mémoire la trace du faire et nous confrontent à la précarité inhérente à tout processus créatif. L’exposition Praxis tente ainsi de mesurer l’espace-temps qui sépare l’étude de l’œuvre finie, tout en abordant une des principales problématiques liées à la production contemporaine : la primauté du geste de l’artiste et la vanité que l’on pourrait lui prêter. Célia Nkala


Dossier de presse

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